Le grand père
Ernest Melet était originaire de la région percheronne.
Il remarqua cette ferme abandonnée lors de sa mobilisation
pour la guerre de 40. Esprit entreprenant, il quitta sa petite ferme
pour reprendre le "
Domaine
de Port-Aubry". Beaucoup de Cosnois se souviennent encore d'avoir
ramassé des pommes de terre dans le "champ d'aviation"
une année si pluvieuse qu'il fallait utiliser des rails (que
l'on peut encore voir prés du bâtiment des chèvres)
et des wagonnets. D'autre se souviennent de son tempérament
"fougueux" lorsqu'il jetait son chapeau à terre et le piétinait
alors que les choses n'allaient pas à son gré.
Déjà il produisait du lait de vache qu'il vendait à
la ferme remplissant les "laitières" que lui amenaient
les cosnois. Il ne faisait pas de fromage, tellement le lait frais
était demandé. Plus tard après s'être essayé
à la culture de la menthe pour l'industrie des essences puis
le maïs ou les betteraves, il implanta au lieu dit la Licotte
(nom donné à une toute petite ferme située à
l'emplacement actuel de la pharmacie St Laurent), une épicerie
où il vendait son lait mais aussi de la crème, des gâteaux…Ma
grand-mère Odette était d'un courage sans faille passant
de la traite à la préparation des repas pour l'ensemble
des employés, sans compter ses huit enfants. Le grand père
qui faisait aussi le maquignon n'hésitait pas à dire
à sa femme "je t'ai ramené deux invités
qui ont faim t'as bien une soupe et du civet pour eux".
En 1976, Emmanuel Melet a repris en location le domaine qui
avait bien diminué de surface par l'implantation de la zone
industrielle.
En 1980, premières chevrettes à la ferme au
nombre de vingt quatre.
En1981, première traite et premiers conseilles d'Hélène
Maillot " j'ai eu le sentiment d'avoir réussi à
faire les fromages lorsque Madame Maillot est venue me chercher du
petit lait (ou sérum) pour recommencer ses fabrications en 1984" (de la
qualité du petit lait issu des fabrications précédentes
dépendait la qualité des fabrications suivantes).
En 1982, premiers marchés à la ville de Cosne"
C'était dur lorsqu'il fallait faire la traite plus tôt
pour pouvoir partir s'installer sur le marché. Mais l'ambiance
fraternelle entre forains était formidable, Joël me donnait
toujours un bouquet de fleurs en fin de marché et la dame des
pizzas me gardait Fabien (1 an) au chaud pendant l'hiver lorsqu'il était fatigué.
"Il finissait d'ailleurs dans les cartons de brioches ou il
s'endormait" raconte Marguerite Melet.
En 1983, premiers revendeurs avec Mme Bruère puis
la Tradition Fromagère à Rungis.
En 1984, Bernard Robin et André Melet s'associent
et l'élevage des chèvres augmente progressivement jusqu'à
400 chèvres laitières.
En 1993, la fromagerie devenue trop petite a été
transformée.
En 1998, premières journées portes ouvertes
En 2000, installation du séchage
de foin en grange
En 2000, cinéma en plein air avec l'organisation Cinésite
et la projection du film Farrebique. La journée fut mémorable
avec l'orage, les 450 convives venus manger le boudin de M Goulier,
les publicité cosnoises de 1950 prêtées généreusement
par Daniel Riotte de l'Eden Cinéma de Cosne sur Loire, la qualité
du film tourné en 1945 et récompensé au festival
de Cannes et enfin le départ sous les bougies.
En 2001, venue de Franck Alamo : Biche, oh ma biche ; Da
dou ron ron, un moment teinté d'émotion.
En 2003, Guinguette à Port-Aubry et installation d'un
manège de 1947
En 2007, Installation d'une nouvelle machine à traire à
la ferme du Port-Aubry.
Aujourd'hui, le nombre de chèvres est stabilisé à
400, nous accueillons plus de 70 000 visiteurs par an. La ferme emploie
7 personnes et produit 300 000 Crottins de chavignol chaque année,
sans compter les Cosne, bûches, chèvr'ail, etc...
Domaines
Les
domaines étaient des unités importantes par rapport aux
fermes plus petites et exploitées en fermage. En l'occurrence,
le domaine de *Port-Aubry était ecxploité en fermage
par le grand père Ernest Melet. Retour
Sechage en grange
Technique
qui fait rentrer le foin qui n'est pas suffisamment sec à l'abri
dans une grange équipée de ventilateur. L'avantage de
cette technique est de conserver les vitamines et arômes de
l'herbe en évitant les déperditions par les actions
des rosées et des brûlures du soleil. Cette technique
est originaire du jura et des alpes. La technique reprise par la ferme
de Port-Aubry a fait l'objet de nombreux articles dans les journaux.
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